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D’un point de vue climatique, l’année 2009 peut être qualifiée de normale jusqu’en août. Un long été indien s’est ensuite installé de septembre à novembre. La phase finale de maturation est déterminante pour la qualité des vendanges: 2009 en constitue sans doute le plus bel exemple de ces 10 dernières années.
Le millésime a été très généreux en fruit: il a fallu, comme en 2004, limiter à 3 reprises la récolte afin d’obtenir les rendements souhaités. Les vendanges ont débuté le 14 septembre par le Merlot et se sont terminées le 27 octobre avec le Riesling. Elles nous ont permis une maîtrise viti-vinicole constante. Tous les cépages ont été récoltés à maturité optimale et dans un état sanitaire exceptionnel. Les températures automnales élevées, encore accentuées par le foehn, ont favorisé la combustion de l’acide malique. Il en est résulté des acidités faibles. Nous avons donc élevé nos vins blancs sans seconde fermentation, préservant de cette manière l’équilibre acide/alcool pour sublimer des arômes d’une grande typicité et d’une extrême finesse.
Dans les rouges, les maturations phénoliques (matières colorantes) ont été exemplaires; elles sont comparables aux millésimes 2000 et 2003. Les robes sont soutenues à reflets noirâtres d’une rare intensité. En revanche, les maturités physiologiques des pépins n’ont jamais été atteintes. Ceci a exigé lors de la vinification des cuvages moins longs qu’à l’accoutumée et surtout des pressurages très faibles et des taux d’extraction discrets: de cette manière, nous avons veillé à un équilibre naturel des tanins anthocyanes en harmonie avec les arômes maturés acquis.
Millésime à la fois de plaisir, de concentration et de grande garde pour les rouges, il est une subtile synthèse de trois millésimes légendaires: 2000, 2003 et 2005.
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